Née et élevée à Winnipeg (Manitoba), Kelly Gossfeld est une femme autochtone fière et passionnée par la défense des droits. Elle s’est constitué un portefeuille riche et diversifié en travaillant avec diverses agences de services sociaux et d’organisations autochtones sur le territoire du Traité 1.
Elle est titulaire d’un baccalauréat en travail social de l’Université du Manitoba et d’un certificat en développement communautaire autochtone de l’Assiniboine Community College, et elle poursuit actuellement ses études en vue d’obtenir une maîtrise en travail social basée sur les connaissances autochtones de l’Université du Manitoba.
Kelly a commencé son parcours au sein du Bureau du protecteur du Manitoba en novembre 2022 en tant que protectrice adjointe. Avant d’occuper ce poste, elle a travaillé comme coordinatrice de la lutte contre le racisme pour Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO) au sein de l’unité de liaison pour les femmes et filles autochtones disparues et assassinées (FFADA).
Kelly est fortement ancrée dans sa spiritualité et vit selon les enseignements de sa culture. Elle est l’heureuse mère de cinq enfants et de quatorze petits-enfants. Pendant ses temps libres, elle aime assister à des cérémonies traditionnelles avec ses proches.
Dans ce rôle, elle se réjouit d’établir des liens avec les peuples autochtones et de faire entendre la voix des enfants, des adolescents et des jeunes adultes du Manitoba.
Rachel Charette a été nommée protectrice adjointe des enfants et des jeunes du Manitoba en septembre 2025. Elle est chargée des enquêtes et des examens relatifs aux blessures graves et aux décès d’enfants, de la recherche et de l’assurance de la qualité, ainsi que de l’éducation du public. Elle appartient à la Nation des Métis de la Rivière-Rouge, ses deux parents étant issus de familles métisses titulaires de certificats provisoires de Métis qui sont établies dans le sud-est du Manitoba depuis des générations, notamment dans les communautés métisses historiques de Saint-Vital, de Saint-Boniface, de Sainte-Anne, de Lorette, de Saint-Norbert et de La Rochelle.
Mme Charette possède plus de 30 ans d’expérience de travail auprès des communautés autochtones, dont plus de 25 ans dans le cadre de postes de direction dans les secteurs des services sociaux et communautaires. Son travail vise principalement à promouvoir l’équité, à renforcer les initiatives menées par les communautés, à favoriser la responsabilité relationnelle et à améliorer les systèmes qui touchent les peuples autochtones et les populations vulnérables. Elle est titulaire d’un baccalauréat ès arts, d’un baccalauréat en droit et d’une maîtrise en travail social fondé sur les savoirs autochtones. Elle est également titulaire de certificats en médiation et en cercles de conciliation.
Mme Charette possède une vaste expérience dans les domaines de la recherche juridique et sociale, des enquêtes et de la réforme des systèmes. Au début de sa carrière, elle a collaboré avec feu M. Murray Sinclair dans le cadre de l’Enquête sur le service de cardiochirurgie infantile qui portait sur le décès de 12 nourrissons; une expérience qui a contribué à forger sa conception de la responsabilité systémique et de la recherche de la vérité. Elle a contribué à des initiatives de recherche collaborative communautaire avec des partenaires communautaires et des établissements universitaires et en a dirigé certaines, et elle s’est largement investie dans le renforcement des mesures de justice réparatrice communautaire.
Son leadership l’a menée à mettre en place un programme de déjudiciarisation destiné aux peuples autochtones, fondé sur les principes de la justice autochtone et de la justice réparatrice, à appuyer avec succès une plainte pour violation des droits de la personne visant les Services correctionnels du Manitoba et concernant les conditions de détention à la prison pour femmes de Portage, aujourd’hui fermée, et à participer à la création d’un établissement correctionnel communautaire pour les femmes condamnées par les tribunaux fédéraux, afin qu’elles puissent purger leur peine au Manitoba. Elle a également été à la tête d’initiatives de sensibilisation du public axées sur l’histoire et les répercussions persistantes de la colonisation, ainsi que sur l’importance de la vérité et de la réconciliation; elle a aidé des organisations à élaborer des plans d’action en faveur de la réconciliation et a contribué à la décolonisation des cours et des programmes d’études.
Tout au long de sa carrière, Mme Charette a soutenu et élaboré des initiatives communautaires axées sur la prévention de la violence familiale, la santé mentale, la guérison basée sur le rapprochement à la terre, les liens culturels, la justice communautaire et l’éducation. Son travail témoigne de son engagement en faveur d’un leadership collaboratif, des systèmes de savoirs autochtones et du renforcement des relations entre les communautés et les institutions publiques.
Mme Charette a siégé à de nombreux conseils d’administration et comités consultatifs, notamment au comité consultatif autochtone auprès du chef de la police, ainsi qu’aux conseils d’administration de l’Indigenous Women’s Healing Centre (anciennement le Native Women’s Transition Centre), d’Oyate Tipi, du Conseil de planification sociale, de la Elizabeth Fry Society, de la Native Clan Organization, du Neeginan Education, Training and Employment Services (anciennement le Centre for Aboriginal Human Resource Development) et de la section locale New Horizons de la Fédération métisse du Manitoba, entre autres.
Dans son temps libre, Mme Charette aime passer du temps à l’extérieur, découvrir la nature, jardiner, faire de la randonnée, voyager, lire, faire du bricolage et participer à des événements communautaires et à des cérémonies. Elle est gardienne du calumet et achève actuellement son engagement envers la danse du soleil dans le cadre de la danse du soleil bispirituelle. Elle est en couple et partage sa vie avec cette personne, leurs deux enfants et leurs animaux de compagnie.